Dans le cadre de notre action pour éradiquer la faim en Ontario, nous avons récemment réuni des banques alimentaires à l'occasion de notre « Journée des banques alimentaires » à Queen’s Park afin de présenter à nos élus des solutions fondées sur nos données provinciales en temps réel concernant l’utilisation des banques alimentaires.
Chaque année, nous organisons des rencontres entre les banques alimentaires et les députés provinciaux de tous les partis afin de évoquer les difficultés auxquelles sont confrontées les banques alimentaires et permettre aux responsables publics de prendre conscience des difficultés dont nous font part directement les personnes qui doivent se tourner vers une banque alimentaire. Cette approche collaborative nous permet de rassembler les voix de notre réseau et de militer en faveur de changements visant à s'attaquer aux causes profondes de la faim.
Cette année, notre Journée des banques alimentaires a connu un succès sans précédent : 17 banques alimentaires de notre réseau ont participé à plus de 20 réunions avec des députés provinciaux de tous les partis, y compris le ministre de la Préparation et de l'Intervention en cas d'urgence Jill Dunlop, ministre chargé de la simplification administrative Andrea Khanjin, procureur général Doug Downey, ministre des Services publics et aux entreprises et des Marchés publics Stephen Crawford, ainsi que les dirigeants du parti, députés provinciaux Marit Stiles et MPP Mike Schreiner.

« Feed Ontario » en présence de la ministre Jill Dunlop et du député provincial Steve Pinsonneault.
Notre solution : améliorer l'aide sociale et accroître la participation au marché du travail
Au cours de nos réunions, les députés provinciaux ont pu se faire une idée précise de la manière dont les banques alimentaires peuvent contribuer à faire avancer nos solutions politiques et ont unanimement apporté leur soutien à la modification que nous proposons d'apporter au programme provincial d'aide sociale Ontario Works (OW).
un foyer sur trois Les personnes qui doivent se tourner vers une banque alimentaire pour joindre les deux bouts dépendent du programme OW, et des améliorations judicieuses apportées à ce programme pourraient contribuer à alléger la pression sur les organismes communautaires tout en aidant davantage d'Ontariens à intégrer le marché du travail et à atteindre une stabilité financière.

Feed Ontario, les responsables des banques alimentaires et la ministre Andrea Khanjin après notre réunion.
L'un des principaux domaines où nous voyons un besoin d'amélioration concerne la structure des règles relatives aux revenus du travail du programme. À l’heure actuelle, les bénéficiaires de l’aide sociale ne peuvent gagner que 1 420 $ par mois au travail avant que leurs prestations ne commencent à être réduites, ce qui rend difficile pour une personne de se remettre sur pied une fois qu’elle a trouvé un emploi. Cette limite n’a pas été mise à jour depuis 2013, malgré des hausses importantes du salaire minimum et du coût de la vie.
Lors de nos entretiens avec les députés provinciaux, nous avons suggéré à la province de mettre à jour les règles relatives au revenu gagné, en portant le montant maximal que les bénéficiaires peuvent percevoir à 1 460 dollars, afin de permettre à ceux qui ont besoin de l'aide du programme OW d'exercer une activité professionnelle supplémentaire, de réduire leur dépendance vis-à-vis des banques alimentaires et de faciliter leur sortie du programme.
Il s'agirait d'une mesure peu coûteuse qui contribuerait à la réalisation des objectifs communs des banques alimentaires et de la province, à savoir accroître la participation au marché du travail, réduire la dépendance vis-à-vis des banques alimentaires et renforcer les communautés dans tout l'Ontario.

Feed Ontario, les responsables des banques alimentaires et la députée provinciale Marit Stiles, chef du NPD provincial.
Ensemble, nous pouvons faire la différence
Lutter contre la faim, c'est veiller à ce que les personnes et les familles de l'Ontario aient accès à la nourriture dont elles ont besoin aujourd'hui, tout en œuvrant pour un changement qui permettra de créer un avenir où personne n'aura besoin de se tourner vers une banque alimentaire.
Le partage de nos solutions et des données en temps réel sur la fréquentation des banques alimentaires avec les décideurs politiques n'est qu'une des mesures que nous prenons pour y parvenir. Nous menons également des actions de sensibilisation à l'aide d'outils tels que La faim dans ma circonscription, qui permettent aux utilisateurs de voir combien de personnes doivent se tourner vers une banque alimentaire dans leur communauté, et La fourche dans la route, une expérience numérique qui met en lumière les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les usagers des banques alimentaires.
Nous pensons que chacun peut, à son échelle, contribuer à améliorer la vie de sa communauté. Si vous souhaitez vous impliquer, vous pouvez jetez un œil aux ressources que nous avons créés, s'inscrire à notre lettre d'information pour en savoir plus et rester informé de notre action contre la faim, ou Signez notre pétition pour nous aider à militer en faveur de changements concrets et à renforcer les communautés dans toute la province.
